dimanche 17 février 2008

Le delta du Mékong



Nous sommes dans la région du delta du Mékong. C’est l’endroit où les bras de cette rivière rejoignent enfin la mer. Nous sommes dans le Vietnam sud. C’est très populeux. Il y a des maisons partout au bord de la route et il est difficile de trouver un coin tranquille et l’ombre pour manger ou boire. Je suis ébahie de constater qu’encore une fois, le changement de pays est évident.

Le passage à la petite douane s’est bien fait. Il fallait compléter un mini-questionnaire médical, question de s’assurer qu’on avait pas attrapé la grippe aviaire. « Si nous avons été en contact avec de la volaille ? ». À part les motos qui transportaient des trentaines d’oies ou de poules et qui nous passaient sous le nez, ou bien tous ces poulets en liberté partout…euh non…il me semble que je n’ai embrassée aucune poule si c’est ce que vous voulez savoir.


Bijou, désireux de demeurer intègre, essaie de dire au douanier qu’effectivement, François tousse un peu. Le douanier le comprenant mal, Bijou se retrouve au département de la quarantaine pour plantes et animaux. Après quelques minutes de déblatérations, Bijou est remis en liberté et évite la terrible prise de température rectale.

Cette région est pleine de rizières d’un vert éclatant. Du côté des villages, de petites maisons souvent juchées sur des pilotis sont près de la route.


En ville, c’est très bruyant. Les motocyclettes sont majoritaires dans les rues.
Il y a des maisons construites à la verticale comme seuls les vietnamiens peuvent le faire. Genre un 4 et demi sur 4 étages.

Et puis on entre dans une petite ruelle et on longe une rivière. On est pas loin de la rue principale, mais il y a maintenant peu de bruit. L’éclairage nous permet de voir dans les cabanes. On se risque sur un petit pont sans rampes. De l’autre côté, le même spectacle des petites maisons animées où on mange assis par terre à côté de la moto. Des petits boui-boui aussi.

Voici un premier constat : le fameux chapeau triangulaire asiatique c’est ici qu’il est porté. Je croyais que ce n’était qu’une image touristique, mais non, beaucoup de femmes en portent un. Côté vestimentaire, le pyjama chez l’homme fut aperçu à quelques reprises. Du côté féminin, les femmes portent un habit en 2 pièces faites dans le même tissu d’apparence synthétique à motifs colorés : un pantalon ample et un chandail à manches courtes ou longues. Un chandail à manches longues, souvent boutonné dans le haut seulement, dans un tissu à motifs différents, complète le costume. Je trouve ça très beau et j’aimerais bien me procurer ce « suit ». Mais comment font-elles pour être en habit long quand il fait plus de 30 degrés dehors ? Je crois que c’est un secret des peuples du Sud.

Marie-Bri

samedi 2 février 2008

Royaume du Cambodge
























Population : plus de 15 millions
Langue : khmer

Religion : bouddhisme

Capitale : Phnom Penh

Âge moyen de la population : 25 ans paraît-il

Température actuelle : vraiment chaud…genre 34 degré

Un bon ami à nous : l’ombre

Nourriture : nouilles, poissons, sauces curry et lait de coco.

Nombres de nouveaux fruits goûtés et jamais vus auparavant : plus de 5 (noms véritables inconnus) et aussi une sorte de pois qui pousse dans une plante de marécage.



Nombres de jours de vélo de Siem Reap à la capitale : 5

Nombres de cyclistes vus : 8 (1 couple de Hollandais, 1 couple d’Allemagne, 2 norvégiens, 2 inconnus)

Nombres de personnes pouvant entrer dans une boîte de pick-up : illimité




Nombres de sourires d’enfants : illimités

Sollicitation par les chauffeurs de tuk-tuk ou de moto de Phnom Penh lorsque tu te promènes à pied : au moins tous les 10 secondes




Comment je peux savoir que c’est une ancienne colonie française : présence de la vache qui rit et du pain baguette à nouveau

Paysages : champs, marais, plus de verdure en allant vers le sud et approchant le Mékong



Architecture : coloniale ou cabane de bois, moins de cabanes de pailles qu’au Laos




Villages : les maisons disposent souvent d’un petit terrain aménagé avec petite clôture et étang




Mode : chez les femmes, le port du pyjama est très répandu et ce, à toute heure de la journée. Le top du top : c’est quand la serveuse du restaurant porte dignement les 2 pièces assorties du pyjama à 17h00.


Marie-Bri et François

Les temples d'Angkor


















C’était un autre objectif important du voyage et nous n’avons pas été déçus. À quelques kilomètres de la ville de Siem Reap se trouvent une multitude de temples datant de plusieurs siècles. Certains y vont en autobus ou en minibus de tours organisés. Les autres y vont en tuk-tuk ou à vélo. Nous avons pris une passe de 3 jours. 2 jours de vélo-visite et une journée de tuk-tuk pour des temples plus éloignés.

C’est fascinant. Il y en a des petits, des grands, certains en ruines, d’autres encore engloutis par des arbres géants. Le plus bizarre, c’est d’explorer en presque totale liberté ces vestiges. Certes, il y a des gens de partout dans le monde, mais on s’est quand même retrouvé seuls à quelques temples pour faire des pique-nique de fruits exotiques. Quelques cordes nous indiquent les endroits où on ne peut pas aller, mais il y en a bien peu je trouve. On marche sur ces vieilles briques de sable comme si de rien n’était.

Le soir, on mange dans un bon restaurant de la ville. Au menu, poisson dans le lait de coco, légumes au curry, fruits de mer. Le centre-ville de Siem Reap est grouillant de touristes et de petites pâtisseries, bistros, bars, etc. Le genre d’endroit où l’on passerait plusieurs jours sans se lasser.

Le dernier soir, on se paie la visite du temple d’Angkor illuminé. C’est assez spectaculaire de pouvoir circuler dans un temple si gros en pleine nuit. Ambiance de château-fantôme. Pas un chat, pas un rat. Belle activité pour clore notre séjour archéologique.

Marie-Bri

Thaïlande suite et fin

En effet, nous avons offert un peu plus au gars du taxi pour qu’il aille nous porter le plus loin possible de Bangkok. Première observation au niveau du vélo, mes gros plateaux en avant ne fonctionnent plus. Je dois donc rester sur le deuxième plateau, ce qui n’est pas un gros problème puisque c’est plat ici. La journée est courte. On trouve des bungalows neufs avec climatisation dans un petit village. On va manger au dit village et on essai un nouveau met : genre de fondue thaïlandaise. C’est bon, mais un peu chaud quand il fait 33 degré à l’ombre. On réalise qu’on est sorti de Bangkok, car l’anglais est une langue presque morte et on se fait prendre en photo par les gens du resto comme si on était les rois mages.

La deuxième journée, on continue le vent bien en face et on prend une route qui n’existe ni sur la carte, ni sur le GPS (notre nouvel outil, gracieusement amené par Lady Di et le Scout). À l’heure critique, soit 16h00 ( 2 heures avant qu’il ne fasse noir), on arrête à la jonction entre la route inconnue et une autre. On repère des bungalows sur un lac probablement artificiel et un boui-boui pour manger. C’est là qu’on passe la nuit. Pas d’eau chaude, mais la climatisation (le principal).


Depuis son escapade à Krabi, François est devenu Monsieur coconut. C’est à dire qu’il sait les cueillir, les choisir, les couper. Il faut savoir différencier la jeune de la moins jeune, de la mûre, de la germée et de la pourrie. Tout un art ! On en trouve 2 à point près de notre logement et on se fait un festin-collation. Au boui-boui, ça prend un certain temps avant que la dame ne comprenne que nous voulons une 2ième assiette avant de payer le tout. C’est qu’on a assez faim disons.

Le troisième jour, on se retrouve à la dernière ville Thaï, à 6 km de la frontière, dans un hôtel très bien avec déjeuner buffet inclus. D’un coup de pédale grisant, la tête haute, on arrive à la frontière le 4ième jour. Nous sommes le 19 janvier 2008, dernier jour légal en Thaïlande sur notre visa, et ce, après avoir obtenu une extension de 7 jours au bureau de l’immigration à Bangkok. Notre visa électronique du Cambodge en poche, nous passons la frontière.Bijou, terré dans le fond du sac, cuve un puissant sédatif.


Heureusement que le sédatif est puissant. La route est mauvaise, mais mauvaise ! Bijou n’aurait jamais toléré de retourner le nez à la poussière. On s’y était préparé. On avait nos masques. Pas suffisant. C’est une route non pavée, de terre orangée avec en alternance des roches, des trous, des bosses, du sable et cette poussière ! Et ce sans compter les véhicules qui passent à toute vitesse, question de s’assurer que le nuage de poussière reste toujours très dense. Après 50 pénibles kilomètres, on arrive dans une petite ville. On trouve un petit hôtel et un restaurant. À 20h00, tous les commerces sont fermés ! Wow ! Ça « groove » le Cambodge.


Le lendemain, on décide de faire les prochains kilomètres à la mode Cambodgienne. C’est-à-dire assis dans une boîte de pick-up. Premier essai, le camion est déjà un peu rempli et le gars commence à « strapper » les vélos. C’est–à-dire attacher la roue avant au niveau de l’arrière de la boîte du camion et laisser pendouiller le corps et la roue arrière du vélo dans le vide. On « cancel » l’opération illico. Deuxième essai, on essai de se trouver un pick-up privé. Pour 45$ on s’assoit dans la boîte du camion avec nos vélos et pour 55$, on s’assoit sur la banquette arrière du camion. On prend l’option moins chère et à la dure. Alors, 8 Cambodgiens peuvent prendre place à l’intérieur du camion, pas de gaspillage. Le premier arrêt consiste à l’embarquement de 2 nouveaux passagers dans notre espace vital. Il s’agit vraisemblablement de 2 belles bombonnes de gaz propane très gros format. Elles prennent place à l’extrême arrière, là où on ressent le plus les bosses. Personne ne peut le voir, mais j’ai tout de même les dents un peu serrées derrière mon masque. Tout se passe bien, en 2 heures nous sommes à Siem Reap et je mouche de la terre brune. La route était en effet très mauvaise et c’est mieux ainsi. On va enfin pouvoir visiter les temples d’Angkor.


Marie-Bri

Sincères remerciements



C’est un grand honneur pour moi de recevoir cette haute distinction : patrimoine mondial de l’Unesco. Évidemment, je la méritais. Merci à tous ceux qui ont su reconnaître ma grande valeur. Même Bouddha m’a convoqué pour me dire qu’il avait voté pour moi. J’ai été honoré de partager quelques unes de ses offrandes et j’en ai profité pour faire quelques enseignements à ses disciples.

Par ailleurs, mon séjour en Asie se déroule bien, surtout depuis que j’ai pris un bon bain. Je profite de la piscine quand il y en a une et du grand air marin. Je me présente seulement pour les visites d’envergure. C’est que c’est tout de même dangereux la Thaïlande avec tous ces animaux sauvages.


Ne vous bousculez pas, mais ma secrétaire a ajouté quelques photos à mon album (je suis très photogénique !).
Vous pouvez cliquer sur le lien :
Demain, je repars sur la route, car je suis convoqué aux temples d’Angkor.


Je pense à vous,

Salutations sincères,

Vishnou-Bijou XXX