côté météo :
L’air est chaud, sec et pur, mais il y a toujours un petit vent pour nous rafraîchir. La luminosité est impressionnante. Il y a des mois que l’on avait pas vu un ciel aussi clair et une visibilité si lointaine. Je deviens vite dépendante de mes lunettes de soleil. Le soleil est très fort et on s’enduit de crème plusieurs fois par jour. Bijou reprend son poste à l’avant du vélo.
côté finances :
C’est très cher, mais très cher.
1 dollar canadien = 1 dollar australien
Bouteille d’eau 1.5L = 4$
1 gros sac de chips = 5$
Bananes = 3à 4 $ la lbs
Nectarines = 10$ la lbs
1 yogourt 150g = 1.5$
Internet = 5$/ h
Et j’en passe.
Je sens qu’on va péter le budget.
mardi 11 mars 2008
Arrivée à Perth
Lorsque nous étions à Bangkok, nous avons rencontré Pierre et Odile, 2 Québécois qui demeurent maintenant à Perth. On s’y était donc donné rendez-vous, de façon un peu imprécise. Mais voilà qu’en débarquant à l’aéroport, ils sont postés avec une pancarte où il est inscrit BIJOU !
Ils nous prennent en charge avec les vélos et en moins de 2, nous voilà rendus à Cottlesloe, banlieue de Perth au bord de la mer où ils résident. Bière, nachos et pizza maison…comment pourrait-on être plus heureux ?
À 18h17, après avoir traversé la rue en tenue légère de type maillot de bain, François met le pied dans l’océan indien pour la première fois. Le soleil est bien en face de nous, chaud et fort. La mer est limpide et turquoise, les vagues sont bonnes.
Le lendemain, un peu de plage, promenade à Freemantle et pique-nique de qualité dans un parc avec vue sur le centre-ville de Perth. On a vraiment eu du bon temps et on s’est fait gâter.
dimanche 2 mars 2008
Singapour
On attend l’avion en regardant un film sur le portable. On attend à la dernière minute avant d’embarquer. Arrivés à la porte d’embarquement, l’agent nous dit que nos sièges ont été changés…pour des sièges en « business class ». On a jamais su pourquoi exactement, mais on a bien apprécié. En fait on a mangé et remangé pendant 3h30. Vraiment, ça ne terminait plus : champagne, vin, noix, gâteau, fromage, plat principal, fruits…Nous étions repus.
Arrivée à Singapour à minuit. 50 dollars singapouriens pour 20 minutes de taxi gros format. Premier choc. Deuxième choc, pour 86$ Sin. On a une chambre avec tapis qui sent l’humidité et le plafond suspendu donne le cafard à François. On se couche. Le lendemain, on se sent tout nus. On se rend bien compte qu’il va falloir se serrer le portefeuille pour respecter le budget. Fini le « fruit shake » à 1$, fini les hôtels luxueux pour 30$ et fini les repas au resto illimités. Les prix sont comme chez nous. Et quand je suis chez moi, j’ai mon frigidaire et une cuisine, ce qui fait une franche différence puisque l’on peut emmagasiner des vivres et on n’est pas dépendant des restaurants. La bonne nouvelle, c’est qu’on apprend à la fin de la journée que le dollar canadien vaut 1.4 fois le dollar de Singapour. Ouf !
L’eau du robinet est potable, mais j’ai de la difficulté à m’y faire. Lorsque je me brosse les dents, j’ai maintenant le droit de l’utiliser. Je le fait, mais j’hésite à la boire. On achète encore machinalement de l’eau embouteillée cette semaine.
La ville est propre, les routes et les trottoirs sont larges, il y a des parcs partout, des toilettes publiques occidentales avec du papier de toilette. L’ambiance fait penser à Hong Kong. La population est composée de chinois à 70% et le reste sont des indiens et des malais. Ces derniers ont le teint foncé et portent la moustache de façon majoritaire. Dans cette ville, le temple indien côtoie le temple chinois et la mosquée.
Pas de tension ressentie entre les groupes ethniques selon Bijou et son flair exceptionnel. Dans le quartier de la petite Inde, j’achète la trame sonore du film que l’on a vu à Jaipur (Inde) et que j’ai dans la tête depuis ce temps. Je trouve aussi cet autre disque contenant des musiques de temples bouddhistes que l’on entendait si souvent en Chine.

Les commerces sont très jolis, de petites maisons aux couleurs variées avec des volets colorés. La concentration de centre d’achat au mètre carré est importante. On prend le métro et on visite. Pas de vélo cette semaine. Les bicyclettes restent empaquetées et entreposées à notre hôtel.
On assiste à une partie enlevante de criquet…il paraît qu’il y a des parties qui peuvent durer jusqu’à 5 jours. On y reste un gros 20 minutes. C’est la semaine des arts chinois et on va voir une pièce de théâtre en mandarin avec sous-titres anglais sur des écrans latéraux. C’est intéressant, mais on ne peut évidemment pas comprendre toutes les subtilités.
On va sur une île créée artificiellement avec des plages avec vue sur le port méthanier. On est présent au spectacle de dauphins roses. Je ne savais pas que ça existait. Ces types de dauphins sont roses et gris. On va au zoo de nuit. C’est une visite du zoo après le coucher du soleil dans une autre section que le zoo de jour. Les animaux sont plus actifs et ça change du zoo conventionnel.
On va souper avec Yves et Andrée, des amoureux de l’Asie qui y viennent à chaque année. Depuis le début de notre voyage, on communique par internet. C’est intéressant de se rencontrer enfin et se raconter des histoires d’Asie.
Je regarde la météo pour Perth (la prochaine destination) et je suis rassurée de voir que la température ne devrait pas dépasser 30 degré la semaine prochaine. Il paraît que c’est sec et que la plage est belle.
Marie-Bri
dimanche 17 février 2008
Autrefois Saigon
Hô Chi Minh ville (anciennement Saigon ), notre dernier arrêt en Asie. On circule dans la mer de motocyclettes qui nous entoure. On arrive un 5 février. Demain, c’est la veille du nouvel An chinois. L’équivalent de notre 31 décembre. Le 7 février, ce sera le début de l’année du rat. Ça tombe bien, en quelque sorte, pour nous cette fête. On a complété une grande étape : notre trajet de la Chine au Vietnam. Singapour étant une ville-pays entre la Malaisie et l’Indonésie, elle est considérée pour nous comme un arrêt dans une grande ville, mais pas comme faisant vraiment partie de l’Asie…enfin pas comme partie intégrante du trajet-linéaire-de-vélo-en-Asie. On a donc matière à fêter. L’atmosphère est fébrile. Les gens préparent le nouvel An.
Saigon est une ville vietnamienne, ce qui implique du bruit…beaucoup de bruit. Des maisons tout en hauteurs, de grands arbres centenaires. Après avoir fait le tour de 6 hôtels sur une possibilité infinie, on en trouve une qui nous convient. C’est évidemment plus cher la grande ville. Ça se voit aussi dans le prix du « fruit shake » qui est à la hausse.

Saigon est une ville vietnamienne, ce qui implique du bruit…beaucoup de bruit. Des maisons tout en hauteurs, de grands arbres centenaires. Après avoir fait le tour de 6 hôtels sur une possibilité infinie, on en trouve une qui nous convient. C’est évidemment plus cher la grande ville. Ça se voit aussi dans le prix du « fruit shake » qui est à la hausse.
Le 6 février, feu d’artifice au bout de l’avenue Nguyen Hue. Il y a plus de 80 millions de vietnamiens dans le pays sans compter les vietnamiens qui demeurent à l’extérieur du pays et qui sont venus en visite. Croyez-moi, l’agoraphobie (peur des foules) ça peut se développer en un rien de temps ! C’est qu’il faut voir les gens courir partout pour voir d’où vient le feu d’artifice. Et que dire du moment où c’est fini et il faut rentrer à la maison…en moto évidemment. On passe sur les trottoirs en moto, on se faufile comme on peut pour dépasser son voisin. Obélix aurait dit : « Mais ils sont fous ces vietnamiens ! ». C’était quelquechose à voir.
De retour à l’hôtel, la famille du proprio a préparé un petit réveillon. On s’assoit avec des vietnamiens états-uniens, des vietnamiens -singapouréens et des vietnamiens-vietnamiens. François me regarde avec un sourire peu sincère qui signifie « mais kessé qu’on fait icitte ». D’autant plus que sans plus attendre, notre mini-assiette se fait emplir de victuailles douteuses pour l’occidental. Terrine de cartilage de je-ne-sais-quoi, crevettes de mer séchées puis réhydratées, pâté avec algues, riz et maïs…le parfait snack de fin de soirée. François mastique lentement, cachant bien mal son dégoût. On termine finalement la dernière goutte de vin, obtenant ainsi l’autorisation pour aller se coucher.
Le 7, 8 et 9 février, on constate avec bonheur qu’il y a dramatiquement moins de monde dans les rues. En réalité, il n’y a que des touristes ou presque. On visite la ville, des pagodes, des temples, une exposition de fleurs, plantes et bonsaïs, le palais de la réunification…etc. On fait nos bagages, on prépare les vélos pour l’avion et tout est en règle. On quitte le pays du bruit le 9 février au matin.
Marie-Bri
Conversation avec Bijou
MB = Marie-Bri
B = Bij (sobriquet de Bijou)
B - Mais pourquoi vous sentez le gaz comme ça ? Avez-vous fait du go-kart toute la soirée ou bien vous avez soupé derrière un « muffler » d’autobus ?
MB - Écoute Bij, tu entends ce bruit ?
B - La climatisation, ah oui je l’ai mis au maximum, mais il fait tellement chaud ici !
MB - Non pas ça, la circulation à l’extérieure.
B - Bien, c’est que je suis sourd d’une oreille et…
MB - Ce que je veux te dire c’est que dans la rue, il y a des milliers de motocyclettes. Alors, quand tu marches 2 coins de rues, tu pues le gaz instantanément.
B = Bij (sobriquet de Bijou)
B - Mais pourquoi vous sentez le gaz comme ça ? Avez-vous fait du go-kart toute la soirée ou bien vous avez soupé derrière un « muffler » d’autobus ?
MB - Écoute Bij, tu entends ce bruit ?
B - La climatisation, ah oui je l’ai mis au maximum, mais il fait tellement chaud ici !
MB - Non pas ça, la circulation à l’extérieure.
B - Bien, c’est que je suis sourd d’une oreille et…
MB - Ce que je veux te dire c’est que dans la rue, il y a des milliers de motocyclettes. Alors, quand tu marches 2 coins de rues, tu pues le gaz instantanément.
B - C’est ridicule !
MB - Ici, les gens roulent en « scooter ». Le vélo comme dans les films de ton temps sur l’Indochine, c’est terminé.
B - Ah bon. Ça doit être pour ça qu’ils mettent des fleurs partout, pour que ça sente meilleur.
MB - Mais non Bij, c’est parce que c’est la fête de la Têt.
B - Mais qu’est-ce que c’est que ça encore ?
MB - On appelle ça aussi le nouvel an chinois. Ce que j’ai lu sur le sujet, c’est que les gens préparent la fête plusieurs jours voire même semaines à l’avance. Grand ménage, décoration des logements et achat de fleurs.
B - Un jour de l’An à la sauce asiatique quoi ?
MB - On peut dire, oui. La tradition veut que les esprits des ancêtres reviennent dans les maisons chaque année le jour de la Têt et les 3 autres jours suivants. Les gens se réunissent en famille ou se visitent, les commerces sont fermés, etc. Aussi, on va au temple en famille mettre des offrandes pour les ancêtres, on se donne de la monnaie « chanceuse »... C’est pour plusieurs personnes les seuls congés qu’ils ont durant l’année.
B - Pas comme vous alors ! Parce qu’il ne faut pas être gênés pour prendre 10 mois de congé et surtout pendant l’hiver.
MB - Euh…ça t’intéresse l’Océanie ? Parce que le service postal est bien développé et on peut expédier un colis vite fait même sans sédatif…
B - Ça va…je plaisantais bien sûr !
Le peuple des eaux
On a fait quelques balades en bateau dans différentes sections. Près de Can Tho, nous avons visité un très beau marché flottant. Il s’agit d’un marché de fruits, légumes et fleurs. Pas de cochonneries pour touristes, un vrai endroit où les gens vivent une vraie vie vietnamienne.
Donc, des barques de différentes tailles qui s’accostent les unes sur les autres pour se vendre des trucs en petite ou grande quantité. Sur les bateaux un peu plus gros, des familles y vivent carrément. On voit les cordes à linges et les casseroles.
Des petites rivières sillonnent les environs et servent de chemin pour les paysans. C'est vraiment un autre monde.

Lorsque l’arrière des maisons est bordé par une rivière, on peut voir que cette dernière sert à tout : toilette, vidange, eaux usées de cuisine et bain. Et dire qu’on a peur de se baigner dans le fleuve ! Quelle bonne blague !
Marie-Bri
Inscription à :
Articles (Atom)
.jpg)